Questions orales

Questions orales posées par Laurent Pécout :

Monsieur Le Maire,

Lors des dernières élections municipales en 2008, vous vous étiez engagé à créer une « épicerie solidaire » pour les personnes à faibles revenus.

Au moment où la crise sévit, nous devons nous efforcer de mettre toute notre énergie au service de la solidarité vers les familles les plus en difficulté.

Nous souhaitons insister ce soir sur le fait que le projet d’épicerie solidaire répond à plusieurs objectifs comme le rappelle l’Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires, objectifs que nous souhaiterions porter à la connaissance de l’ensemble de nos collègues conseillers municipaux.

La première fonction d’une épicerie solidaire est bien entendu d’apporter une aide différente de l’aide existante, notamment en dépassant la seule satisfaction d’une nécessité physiologique (se nourrir) ou d’un impératif économique (faire consommer) : l’épicerie sociale se veut solidaire et humaniste, elle a pour ambition de replacer, ou, au moins, de contribuer à replacer les individus dans le monde économique dont ils ont pu, à un moment, être éloignés.

C’est donc une voie médiane entre l’urgence et le droit commun que l’épicerie solidaire veut développer. L’aide alimentaire ne doit plus seulement être considérée comme une fin, mais comme un moyen de toucher à d’autres questions : la santé, le logement, l’emploi, l’éducation, la culture, la gestion du quotidien… Une des finalités d’une Epicerie Solidaire est donc de faciliter la transition entre l’aide et le droit commun.

Une Épicerie Solidaire se veut être au coeur de la politique d’insertion, point de départ pour travailler sur les difficultés de logement, d’emploi, de santé, désirant améliorer le lien social et le bien-être.

Elle doit, à terme, constituer un réseau multipolaire : réseau d’associations d’entraide afin d’harmoniser les systèmes d’aide et éviter des effets « doublon » ; réseau d’approvisionnement, nécessité de créer un cercle de partenaires agro-industriels ; réseau de financeurs, collaboration avec les organismes d’État, les Régions, les Départements.

De nombreux projets ont vu le jour, à Eysines, à Villenave d’Ornon, à Bordeaux, avec le concours de la banque alimentaire, avec les partenaires connus et reconnus pour faciliter la démarche.

Vous avez diffusé il y a quelques mois à l’ensemble des Haillanais votre bilan de mi-mandat.

Sur les 19 pages de ce document, 17 vantent vos réalisations alors que seulement deux relèvent ce qui reste à faire.

Pourtant en comparant votre programme de campagne avec ce bilan, on peut constater plusieurs oublis.

Parmi ces oublis, le projet d’épicerie solidaire !

Si vous avez toujours l’intention de la créer, n’est ce pas maintenant qu’il faut le faire avant l’arrivée de l’hiver et avant l’arrêt de l’aide alimentaire décidée par l’Europe.

Je précise que nous entamons le quatrième hiver depuis votre dernière élection !

C’est pourtant maintenant que la création de cette épicerie solidaire se justifie le plus car nous subissons une crise sans précédent qui touche les plus démunis comme vous ne cessez de le rappeler en fustigeant le gouvernement.

La première question de notre groupe est donc la suivante : Avez vous toujours le projet de créer une épicerie solidaire ou l’avez vous abandonné ?

Pourquoi attendre et jusqu’à quand ?

La seconde question est :  Avez-vous financé la brochure de votre bilan de mi mandat avec les deniers publics ?

Si tel est le cas combien cette brochure a-t-elle coûté ?

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Délibération au sujet de la durée d’amortissement des Pocket PC ramenée à 3 ans et qui seront donnés aux élus en fin de mandat

Monsieur Ribot : Délibération cadre pour tous les biens matériels qui prévoit que les biens informatiques et matériels sont amortis sur 5 ans. La majorité a donc décidé de déroger à la règle et de faire coïncider la durée d’amortissement avec la fin du mandat et donc de ramener la durée d’amortissement à 3 ans pour donner ces ordinateurs aux élus en fin de mandat, pour éviter tout problème si ceux-ci n’étaient pas rendus

Jean Fourcaud : Monsieur le Maire, chers collègues nous ne souhaitons pas entamer de polémique autour de cette délibération. Cependant nous nous étonnons de sa teneur. Vous nous demandez de voter un texte dont le résultat sera que ces Notebook seront notre propriété dès leur amortissement terminé. Nous ne pouvons par ces temps de crise accepter un tel projet. Cela serait donner une gifle à ceux d’entre nos concitoyens qui tirent à ce point le diable par la queue et qui ne savent pas à quelle sauce ce monde va les détruire. Donnez donc ces ordinateurs à des associations, des écoles, donnez-les à des personnes n’en ayant pas. Donnez-les à des associations et si vous n’avez pas le droit de les donner, cédez les pour 1 € symbolique.

Vous nous prions et je vous prie moi-même de renoncer à cette délibération telle qu’elle est.

Enfin si ces deux solutions que je viens d’énoncer n’étaient pas possibles, nous sommes en mesure de garder ces ordinateurs tant qu’ils sont en état. Apres tout ils sont censés servir à ne lire que des fichiers PDF sur des clés USB. Que la technologie soit dépassée dans 3 ou 5 ans importe peu.

Le Maire : Vous avez toute liberté de le donner ou de le céder à qui vous voulez. Vous le donnerez à quelqu’un et vous ferez un joli geste. C’est tout, c’est le seul engagement que je vous demande. Vous avez eu quelque chose, on a tous signé. Vous seriez les seuls à avoir ce comportement (référence à des votes de la CUB que je ne comprends pas). Vous avez la possibilité de le garder un an. Au bout de 3 ans il est amorti.

Jean Foucaud : Nous avons réagi que ce sujet n’avait rien à voir avec les autres communes. Nous avons rappelé que ce matériel était mis à disposition et ce que nous vous demandons,  c’est d’en faire don.

P Ribot : on pouvait les prêter ou les donner. En les prêtant, il fallait les récupérer, en période d’élection, ce n’est pas certain. 2ème problème il fallait les remettre à une société pour les nettoyer et le coût pour la collectivité aurait été supérieur au coût des appareils. On a décidé de les laisser aux élus et après chacun fait un don ce qu’il veut.

Il y a des gens qui en font leur ordinateur personnel, qui mettent leurs fichiers dessus. Ce n’est pas interdit de le faire.

M. Gillain propose que, si Monsieur Fourcaud ne sait pas quoi faire de son ordinateur en fin de mandat, il connait beaucoup de familles haillannaises qui seraient contentes, au cas ou….

Jean Fourcaud : je crois que je me suis mal fait comprendre. Les gens qui sont dans le besoin, j’en connais un certain nombre ce n’est pas la question. Mon problème ce n’est pas d’en faire don à quelqu’un un, mon problème c’est qu’on rentre dans un système de consommation. Soit disant à cause de l’agenda 21 on a supprimé le papier

pour avoir ces ordinateurs. Le problème est que  si je le donne, après vous allez m’en donner un autre.

Le Maire : si vous êtes réélu vous le garderez. Cela ne vous empêche pas de le donner à qui vous voulez.

M. Rouzé : je souhaite intervenir dans ce débat parce que je ne sais pas, mais ça me paraît surréaliste. Là on est en train de parler depuis un moment des défavorisés des pauvres etc… alors ils sont pauvres on va leur donner un ordinateur, ils sont pauvres, alors on va leur payer une épicerie, et non ils sont pauvres alors il faut changer de société. Une société qui partage, y en a marre que des gens soient obligés de faire l’aumône, pour pouvoir vivre, y en a marre que des mères de famille soient obligées de se rendre dans des épiceries pour nourrir leurs enfants, alors que l’argent il est là, on le sait où il est. Pour les banques on l’a trouvé, pour les gens qui meurrent de faim, on ne le trouve pas. Alors il y en a assez de ces discours. Oui, moi je suis solidaire, je suis solidaire pour une autre société, pour que les restaus du cœur disparaissent, pour que les téléthons disparaissent. Parce que l’argent il est là, il faut avoir le courage politique de le prendre ou il est. Peu de gens ont encore ce courage là, moi je l’ai, peut être seul, peut-être demain plusieurs. En tout cas ces discours démago y en a marre.

Et la majorité d’applaudir

Pierre Chaigne : pour abonder dans le sens de Monsieur Rouzé, et parce que nous sommes dans une sociéte où il y a beaucoup d’abus de bien social, que beaucoup dénoncent en permanence, et bien oui, il s’agit là d’un abus de bien social. On nous donne un ordinateur qui devait être amorti sur 5 ans

On va pas faire un débat de ça, on a voulu être neutre, transparent

Jean Fourcaud : puisqu’on passe au vote, et bien moi je vous rendrai dès la semaine prochaine cet ordinateur.

Le Maire : si vous rendez l’ordinateur on ne vous donnera pas de papier, nonnonononononononon  on ne vous donnera pas de papier

Jean Fourcaud : on n’a pas voté qu’on allait donner aux élus un ordinateur

Le Maire: mais si!!!

L’opposition : mis à disposition, ce qui veut dire qu’on le rend en fin de mandat. Pourquoi s’attribuer des choses qui ne sont pas à nous.

Le Maire : je trouve que faire un débat sur ça….y en a qui doivent être contents d’entendre ça.

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