Le courage politique selon le NPA de Monsieur Rouzé
Présent au dernier Conseil Municipal, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous mon hilarité sur le grotesque de l’intervention de Monsieur Rouzé (intervention non reprise dans la presse).
Le débat portait à ce moment sur le fait que la majorité a décidé, que les ordinateurs portables, achetés aux frais des Haillanais, et confiés aux élus pour remplacer les supports papiers pendant les conseils municipaux, deviendraient la propriété de chaque élu, dès l’amortissement du dit matériel.
Si j’ai bien suivi les débats, Monsieur Fourcaud a demandé à ce moment là à la majorité de ne pas voter cette délibération, pensant que, par ces temps de crise, cela n’était pas opportun et qu’il valait mieux, soit donner ces ordinateurs à des associations, soit décider qu’ils restent la propriété de La Mairie.
La majorité a balayé d’un revers de main ses remarques, et c’est alors que Monsieur Rouzé a déclaré :
« Je souhaite intervenir dans ce débat parce que, je sais pas (sic), mais ça me paraît surréaliste là. On est en train de parler depuis un moment des défavorisés, des pauvres, etc… Alors ils sont pauvres, on va leur donner un ordinateur, ils sont pauvres, alors on va leur payer une épicerie ; et non ils sont pauvres, alors il faut changer de société, une société qui partage ; y en a marre que des gens soient obligés de faire l’aumône pour pouvoir vivre. Parce que l’argent il est là, il faut avoir le courage politique de le prendre où il est. Peu de gens ont encore ce courage là, moi je l’ai, peut être seul, peut-être demain plusieurs. »
(Et la majorité d’applaudir).
En l’occurrence, l’argent est bien là : l’argent des contribuables qui doivent se dire que décidemment, être élu, c’est une bonne place. Ces ordinateurs seront donc donnés aux élus. Et bravo à Monsieur Rouzé et ses collègues de la majorité, d’avoir eu ce courage de prendre l’argent (sous la forme d’ordinateurs) là où il est.
Une dernière chose : il faudrait changer de société d’après Monsieur Rouzé. Mais, cher monsieur, si les hommes et les femmes de ce temps ne changent pas eux même et si vous ne changez pas vous-même votre façon de faire, comment voulez que la société puisse changer ?…